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Senior man sitting in his living room on a sofa and checking his blood pressure.

Trouver un nouvel équilibre après l’accident vasculaire cérébral (AVC)

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Durée de lecture : 4 minutes

En France, un AVC survient en moyenne toutes les quatre minutes. C’est aujourd’hui la première cause de handicap acquis. Difficultés à se déplacer, troubles du langage, pertes de mémoire… les conséquences d’un AVC peuvent être nombreuses, notamment pour les personnes âgées, et engendrent souvent une perte d’autonomie significative. Vous accompagnez un proche âgé ? Nous vous expliquons cette maladie et les différents modes de prise en charge. En clinique de soins de suite à la sortie de l’hôpital pour un temps de repos après l’AVC, puis en maison médicalisée si la perte d’autonomie est trop importante et ne permet pas le retour à domicile.

Comprendre la maladie et savoir détecter les signes de l’AVC 

INTERVENTION RAPIDE ET RÉÉDUCATION SOUTENUE POUR LIMITER LES SÉQUELLES

Il existe plusieurs types d’accidents survenant à l’intérieur du cerveau humain (en dehors des traumatismes). Tout d’abord, l’accident ischémique transitoire (AIT) qui résulte d’une obstruction artérielle très transitoire, qui n’entraîne pas de lésion du cerveau. Il dure de quelques secondes à quelques minutes (moins d’une heure) avant le retour à la normale sans séquelles. L’AIT peut donc passer inaperçu et être confondu avec un simple malaise. L’AIT est un signal d’alarme car le risque de survenue d’un d’accident vasculaire cérébral (AVC) est important dans les jours suivants

Ensuite, il y a les accidents vasculaires cérébraux ou AVC, communément appelés « attaques cérébrales ». Il s’agit d’une perte soudaine d’une ou plusieurs fonctions du cerveau, avec persistance de séquelles. Il est provoqué, par ordre de fréquence :

  • par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau (AVC ischémique : 80% des cas). L’arrêt de la circulation du sang dans une artère ne permet plus un apport suffisant en oxygène et en éléments nutritifs. Cela entraîne la mort des cellules cérébrales, au niveau de la zone du cerveau touchée (infarctus cérébral) ;
  • par la survenue d’une hémorragie intracérébrale (AVC hémorragique : 20% des cas).

Quels symptômes doivent vous alerter chez vos proches ? Les principaux signes des AIT ou des AVC sont au nombre de trois  :

  • une perte de force ou un engourdissement du visage. 
  • une perte de force ou un engourdissement du bras.
  • des troubles de la parole. 

Des troubles de l’équilibre, des maux de tête intenses ou une baisse de la vision peuvent aussi se manifester. En cas d’apparition subite d’un de ces symptômes, aucune hésitation, appelez immédiatement le 15 : c’est en effet une urgence médicale où chaque seconde compte. Une prise en charge immédiate avec un traitement et une rééducation rapide permettent de diminuer la mortalité et les séquelles.

Si l’un de vos proches a été victime d’un AVC, à quelles séquelles pouvez-vous vous attendre ? Sachez tout d’abord que 40% des victimes d’AVC conservent des séquelles plus ou moins graves. Cela représente chaque année 30 000 personnes qui continueront à subir des conséquences lourdes de leur AVC un an après : troubles de l’équilibre, de la mémoire, du langage, de la continence, de la déglutition, troubles cognitifs, ainsi que des difficultés motrices sur un ou plusieurs membres.

À savoir : 15% des personnes vivant en maison de retraite médicalisée – soit 90 000 résidents – ont déjà été victimes d’un AVC. L’accident vasculaire cérébral constitue une des principales causes d’entrée en maison de retraite médicalisée, au même titre que d’autres pathologies comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson.      

À retenir

  • Plus de 130 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année en France
  • Les personnes âgées sont les plus touchées
  • 40 000 décès et 30 000 personnes lourdement handicapées après un AVC chaque année
  • 1ère cause de handicap acquis non traumatique, 2e cause de démence et 3e cause de mortalité

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UN PROTOCOLE COMPLET DE RÉÉDUCATION APRÈS UN AVC 

Nos maisons médicalisées s’appuient sur des professionnels spécifiquement formés pour accompagner les personnes présentant des séquelles d’AVC. 

Après la phase aigüe de la maladie, toute personne ayant subi un AVC doit pouvoir bénéficier dans la durée d’une rééducation adaptée à ses besoins : c’est indispensable pour qu’elle continue de récupérer et pour limiter au maximum ses handicaps au quotidien. On sait en effet aujourd’hui qu’en arrêtant la rééducation d’un patient, on risque d’aggraver sérieusement son état général.

Partout en France, nos maisons médicalisées sont en première ligne pour poursuivre cette rééducation de manière optimale pour les personnes âgées ayant perdu trop d’autonomie. Les maisons Colisée s’appuient sur des professionnels spécifiquement formés pour accompagner les personnes présentant des séquelles d’AVC. Ils proposent des prises en charge personnalisées, médicamenteuses et non-médicamenteuses et exercent une vigilance accrue sur trois grands domaines de risques.

À l’entrée en maison de retraite médicalisée d’une personne à la suite d’un AVC, les facteurs de risques cardio-vasculaires sont évalués grâce à un bilan global afin d’assurer un suivi de l’évolution de la pathologie. Tabagisme, hypertension artérielle, taux de cholestérol élevé, obésité, régime alimentaire déséquilibré, exercice physique insuffisant au regard des capacités du patient… tout est analysé pour mettre en place des solutions ciblées et adaptées. Une rééducation prolongée après l’AVC permet de limiter le handicap. Même vigilance sur le plan neurologique : durant la première année après l’AVC, une consultation avec un neurologue est organisée.

L’objectif est de suivre dans le temps l’évolution de la pathologie et dépister des complications qui interviendraient plus tardivement, comme des troubles cognitifs par exemple. Si une prise en charge médicamenteuse des suites de l’AVC s’impose, elle s’accompagne d’une assistance sur mesure portée par l’équipe soignante, les infirmières et aides-soignantes, pour accompagner et aider la personne âgée devenue dépendante et limitée dans les gestes de la vie quotidienne : toilette, habillage, déplacement et prise de repas par exemple. En parallèle, une approche non médicamenteuse portée par une équipe diplômée est mise en place pour que la personne récupère ses fonctions motrices : 

  • kinésithérapie pour la motricité et la stimulation sensorielle avec des séances de massage, d’endurance et de renforcement musculaire ; 
  • travail pour retrouver une meilleure élocution avec de l’orthophonie ; 
  • ergothérapie pour travailler la motricité et retrouver les gestes de la vie quotidienne de manière autonome : s’habiller, manger, se lever et se coucher en évitant les chutes

Pour compléter ce protocole, un suivi psychologique doit accompagner la fragilisation psychologique très courante après un accident vasculaire cérébral


Après l’AVC, l’accompagnement psychologique est essentiel 

REPÉRER LES TROUBLES LE PLUS TÔT POSSIBLE 

Après un AVC, la dimension psychologique est systématiquement prise en compte par les équipes de nos maisons de retraite médicalisées. Les troubles de l’humeur, la dépression et la tristesse sont des effets secondaires fréquents et souvent peu connus de l’AVC. Or, ils peuvent constituer un vrai frein dans le processus de récupération fonctionnelle, pourtant crucial pour l’avenir de la personne concernée. Nous veillons donc à détecter ces troubles le plus tôt possible, y compris chez les habitants ne présentant pas de séquelles apparentes.   

Si la prise en charge psychologique de l’habitant est assurée, celle de sa famille est aussi systématiquement proposée dans nos structures. En tant qu’aidant d’un proche, vous devez faire face aux nombreuses contraintes liées aux conséquences de l’AVC. Parce que vous avez le droit au répit, vous avez accès à différents services pour vous aider à trouver un temps de repos et de déconnexion après l’AVC de votre proche.

 Au-delà de la prise en charge médicamenteuse, l’approche non médicamenteuse permet de renforcer l’estime de soi, la confiance et renforcer ainsi la rééducation qui est souvent très longue et pénible. Nous mettons progressivement en œuvre au sein de nos maisons la méthode Montessori qui se fonde sur la valorisation des réussites en occultant les défaillances. Les activités et animations proposées en maison médicalisée occupent aussi une place importante. Conçues par l’équipe d’animation, elles font partie intégrante de la prise en charge après l’AVC. Elles permettent de maintenir les liens sociaux, évitent l’isolement et stimulent les capacités motrices ou cognitives des habitants. 

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