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Prévenir les chutes chez les personnes âgées

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Durée de lecture : 3 minutes

Chez les personnes âgées, toute chute, même bénigne, peut avoir des conséquences majeures sur la santé physique et psychologique. À court ou moyen terme, le risque est une perte d’autonomie : 40% des personnes âgées hospitalisées après une chute ne peuvent ainsi pas retourner vivre chez elles.  Extrêmement fréquentes, ces chutes constituent un véritable enjeu de santé publique. Au sein des maisons Colisée, les prévenir est une priorité et l’adaptation de l’environnement joue un rôle important. 

Les risques de chutes augmentent avec l’âge

PRÉVALENCE ET CONSÉQUENCES PHYSIQUES ET PSYCHIQUES D’UNE CHUTE POUR UNE PERSONNE ÂGÉE

Toutes les données disponibles le confirment : plus on vieillit et plus le risque de faire une chute augmente. Ainsi, un tiers des personnes âgées de plus de 65 ans et la moitié de celles de plus de 80 ans tombent au moins une fois par an. En France, cela représente 450 000 chutes par an chez les seniors, des chiffres probablement sous-évalués puisqu’on estime que seules 10% des chutes – celles ayant des conséquences physiques immédiates – sont signalées à un médecin.  

Il faut aussi souligner qu’une personne âgée qui fait une chute encourt des conséquences bien plus graves qu’un individu plus jeune : ainsi, plus des trois quarts des décès par chute surviennent chez des personnes âgées de 75 ans et plus. C’est dire l’importance d’une vigilance accrue face à ce phénomène qui est l’une des premières causes de perte d’autonomie.

Légères ou sévères, les conséquences d’une chute sont très variables d’une personne âgée à l’autre, en fonction de la nature de la chute et de l’état général de la personne. Elles peuvent être de trois types.

  • Des conséquences traumatiques : la chute peut provoquer des fractures, entorses, hématomes ou plaies. Il est courant d’entendre se plaindre une personne âgée d’une douleur de hanche après une chute, la fameuse fracture du col du fémur qui nécessitera une rééducation importante. Ces traumas sont encore amplifiés par une fragilité osseuse fréquente chez les personnes âgées, souvent liée à des carences en vitamine D.
  • Une pathologie appelée rhabdomyolise  : même quand il est peu prolongé, un séjour au sol après une chute peut endommager les fibres de certains muscles. Le résultat : une faiblesse musculaire et des douleurs.
  • Un syndrome post-chute : la chute d’une personne âgée peut avoir un lourd impact psychologique, d’autant plus qu’elle est restée un long moment à terre avant d’être aidée. Elle craint la plupart du temps de chuter à nouveau. Elle peut alors adopter de nouveaux réflexes posturaux facteurs d’instabilité, en contractant par exemple exagérément son corps en avant ou en arrière. Ce syndrome, qui concerne une personne sur cinq ayant fait une chute, a des impacts psychologiques et sociaux, avec un repli sur soi qui entrainera une baisse de sa capacité à réaliser des activités seules et donc une dépendance accrue conduisant à envisager l’accueil en maison de retraite médicalisée

À retenir

  • 2 millions de chutes chaque année chez les personnes âgées de plus de 65 ans
  • 1 personne de plus de 80 ans a déjà chuté 
  • 40% des personnes hospitalisées après une chute ne peuvent plus retourner vivre chez elles
  • Après une 1ère chute, le risque de nouvelle chute est multiplié par 20

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Quelles sont les raisons qui expliquent le risque accru de chute pour les aînés ? 

CHUTE DE LA PERSONNE ÂGÉE : 5 CAUSES PRINCIPALES  

Chez les personnes âgées, plusieurs facteurs peuvent provoquer une chute.

  • La dénutrition 
    Pour de multiples raisons – altération du goût, problèmes gastriques et bucco-dentaires, manque d’activité physique… – les apports alimentaires des personnes âgées sont souvent insuffisants ou déséquilibrés. Outre des carences et une détérioration de leur santé, elles risquent alors de voir « fondre » les muscles qui assurent leur stabilité. L’alimentation et la restauration ne doivent donc pas être négligées.  
  • Les atteintes ostéo-squelettiques 
    Ces atteintes peuvent provoquer des déformations articulaires, notamment au niveau des hanches, des genoux et des chevilles. Elles peuvent aussi se manifester par une minéralisation qui fragilise les os, avec des pathologies comme l’ostéoporose, fréquente chez les personnes âgées.  
  • Les troubles sensoriels
    La vue et l’ouïe tendent à se détériorer avec l’âge. Les personnes âgées sont donc plus susceptibles de ne pas voir un obstacle sur leur chemin ou de ne pas entendre un bruit qui pourrait les alerter et leur éviter de chuter.   
  • Les maladies spécifiques et les traitements médicamenteux
    Certaines pathologies fréquentes chez les personnes âgées induisent des risques accrus de chute : c’est par exemple le cas avec la démence ou la maladie de Parkinson, quand le cerveau ne commande plus, ou de manière imparfaite, les mouvements volontaires ou automatiques comme ceux de la marche. Une baisse excessive de la pression artérielle en position debout peut aussi entrer en ligne de compte : cela se produit par exemple quand une personne se lève trop vite ou quand elle prend plusieurs traitements médicamenteux.  
  • Les risques propres à l’environnement des personnes âgées 
    Ces risques peuvent être liés à la nature du sol : un sol glissant, humide ou irrégulier augmentera naturellement les probabilités de chute de la personne âgée. La majorité des chutes à domicile (qui représentent une chute sur deux) ont lieu dans la salle de bains, souvent dans la douche ou la baignoire. Un autre facteur de risque est le trébuchement, en particulier si l’éclairage est trop faible : la présence d’objets ou meubles qui bloquent le passage, par exemple des câbles, un tiroir mal fermé ou un tapis mal positionné.

PRÉVENIR LES CHUTES DANS NOS ÉTABLISSEMENTS 

Nous prenons en compte les capacités et les habitudes de vie de chaque habitant pour mettre en place des actions adaptées pour la prévention des chutes.

Les personnes accueillies dans nos maisons médicalisées ont une autonomie limitée et risquent davantage de chuter. La sécurisation de chaque habitant et la prévention des chutes constituent donc une des priorités que nous plaçons au cœur du Plan d’Accompagnement Personnalisé.

Première étape pour y parvenir :  une évaluation du risque de chute peut être réalisée lorsque nous accueillons un nouvel habitant. L’objectif de cette évaluation est de prendre en compte les capacités et les habitudes de vie de chaque personne pour mettre en place des actions adaptées de prévention des chutes. 

L’adaptation de l’environnement figure au premier rang de ces actions. Nous veillons par exemple à apporter un bon éclairage dans les zones sombres, à accentuer les contrastes en effectuant des réglages appropriés ou à positionner des veilleuses pour sécuriser les déplacements nocturnes. Sensibilisés à cet enjeu, les soignants peuvent laisser une lumière allumée dans la salle de bain pendant la nuit. Nous suivons par ailleurs avec attention l’évolution des capacités visuelles des habitants et veillons à ce qu’ils portent leurs lunettes le cas échéant. En parallèle, nous aménageons les espaces de vie en prévoyant des points d’appui stables partout où c’est utile, avec des barres dans les toilettes et la salle de bain, des mains courantes dans les couloirs ou des rampes dans les escaliers. Les meubles sont aussi positionnés pour servir de points d’appui. Naturellement, nous nous assurons que les sols ne soient ni glissants, ni trop antidérapants au risque d’accrocher sous les pieds. De nombreuses aides techniques sont également mises à disposition des habitants pour prévenir les chutes, comme des déambulateurs, des cadres de marche ou des cannes, des détecteurs de chute pour que le personnel soignant intervienne immédiatement. Différents appareils professionnels comme des rails de transfert ou des verticalisateurs sont aussi conçus pour pouvoir déplacer les personnes avec plus de confort et de sécurité. 

L’ensemble de ces mesures contribuent à rassurer les personnes âgées, notamment celles ayant déjà été victimes de chutes : nous les aidons ainsi à lutter contre le syndrome post-chute et à faire une activité physique adaptée (APA), afin de récupérer et préserver une autonomie le plus longtemps possible. 


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